Mes frères et mes sœurs,
Nous allons bientôt commencer la période de Carême. C’est pour moi une occasion de vous livrer une petite méditation sur la signification et le but de celui-ci (carême) et de demander l’aide et la protection du Seigneur.
En effet, pour nous fidèles chrétiens catholiques du monde, le Carême commence avec le mercredi des cendres. Il est un temps de pénitence fait généralement de jeûne et de privation en vue de la réconciliation avec Dieu.
Le Carême c’est quarante jours de préparation (surtout spirituelle) à la plus importante fête de l’Eglise, la Pâques ou fête de la victoire du Bien sur le Mal. Quarante jours qui rappellent aux disciples du Christ les quarante jours de leur Maître, Jésus de Nazareth, au désert précédant sa vie publique, eux-mêmes en relation symbolique avec les quarante ans de la traversée du désert par les Hébreux avant d’entrer en Terre promise.
Au fait, cette période nous prépare à ce que j’appelle « le droit à la confiance extrême et illimitée » ; pendant tout ce temps, l’Eglise nous rappelle ceci que celui qui vit selon les voies de Dieu et fait confiance en Lui sait qu’au milieu de toutes les terreurs qu’il traverse, il ne perdra jamais une ultime protection ; il sait que le fondement du monde est l’amour et que, par conséquent, même là où aucun humain ne peut ou ne veut l’aider, il peut continuer à cheminer dans la confiance en Celui qui l’aime.
Mes frères et mes sœurs, la période de carême est aussi celle pendant laquelle nous constatons ce que nous sommes : des enfants du Père, voués à l’amour et au don des uns et des autres, des uns pour les autres. Oui. Dieu nous a donné son fils qui, à son tour, s’est donné à nous. Pour les baptisés, ce don porte aujourd’hui un nom : l’amour fraternel.
Cet amour ne peut être rendu possible, provoqué et rejoint qu’à travers la plénitude de la vie quotidienne. Ces bagatelles (en termes bibliques : le verre d’eau donné à celui qui a soif) c’est-à-dire la parole de réconfort prononcée au pied du lit d’un malade, le renoncement à un petit avantage mesquin, même face à l’adversaire dont l’égoïsme nous révolte, ainsi que mille autres « riens » de la vie quotidienne peuvent constituer la modeste action qui permet de vivre l’esprit de Carême.
Ces quelques mots vont nous aider à rendre belle et priante notre Carême :
-1ème dimanche : Oui- Non
- 2ème dimanche : Regarder- Ecouter
- 3ème dimanche : Eau vive- Boire
- 4ème dimanche : Voir -Lumière
- 5ème dimanche : Vie – Don
- Rameaux : Acclamation.
Bon carême à tous et à toutes.
Père Alphonse Nkadi, votre serviteur.


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